Do It yourself est le titre d’une des performances proposée cette année. C’est aussi une philosophie, une
manière de vivre le monde qui implique de se débrouiller avec ce que l’on a, pourvu que l’on soit dans
l’action, dans l’agir. C’est ce que nous avons fait. Nous avons pris notre élan, regroupé nos forces, et nous avons monté de A à Z, dans une volonté militante, et avec le concours de la Mairie du
19e, cette 8e édition de Belleville de bas en haut (BBH). Du « fait maison » pur jus.
Cette année, nous proposons une programmation sur la question de l’espace public et de notre place dans son organisation. Les actions artistiques investissent zones et interstices, d’une façon
autonome, de Belleville à Télégraphe en passant par la place des Fêtes. Ce sont des «incidents» sonores et visuels, des signes inhabituels, des points de vue de résistance, des performances, des
installations et dispositifs, en prise directe avec notre réalité, qui viennent bousculer le regard du passant; dans une mise en relation immédiate de l’art, de notre espace collectif, de
notre histoire présente.
Les lieux et associations proposent des expositions, des projections, des lectures, des parcours singuliers, des rencontres engagées; de nombreux moments conviviaux.
Alors que Nuit Blanche attire ce même week-end-là les curieux, les badauds et les consommateurs d’art, nous en profiterons pour cambrioler l’une de leur projection dans notre programmation…
Il y a la rue et ses regards croisés; la rue, ses signes, ses zones et ses parcours; la rue, ses portes ouvertes et ses arrière-boutiques… Il y a la résistance.
Bonne déambulation!